Chroniques

RENCONTRE AVEC LES SŒURS COULIN - « Les acteurs sont la matière que nous aimons le plus »
Dans leur quatrième film, Jouer avec le feu, Muriel et Delphine Coulin racontent l’histoire d’une famille monoparentale déchirée par le glissement d’un fils vers l’extrême droite. Complices jusque dans leur direction d’acteurs, elles se confient sur l’architecture de ce long-métrage, qui reprend leurs thèmes de prédilection.

NIGHTBITCH - Marielle Heller
Marielle Heller adapte le roman éponyme de l’autrice Rachel Yoder et propose un film surréaliste aux accents fantastiques propret, métaphore d’une réflexion sur la maternité manquant de subtilité.

CHÂTEAU ROUGE - Hélène Milano
Pour son troisième long-métrage documentaire, Hélène Milano plonge sa caméra au cœur d’un collège parisien du quartier de la Goutte-d’Or. Château Rouge dresse avec délicatesse le portrait nuancé d’une jeunesse défavorisée, entre questionnements et espoir.

RENCONTRE AVEC TAMER RUGGLI — « Ce film, c’était un retour aux sources »
Retour en Alexandrie est à la fois un portrait de famille librement inspiré des souvenirs d’enfance du cinéaste suisso-égyptien Tamer Ruggli – un regard nostalgique sur une Égypte d’antan –, et le récit d’une relation complexe et touchante empreint de poésie entre une mère (Fanny Ardant) et sa fille (Nadine Labaki). Un duo insolite à découvrir en salle le 22 janvier 2024.

RENCONTRE AVEC HÉLÈNE MILANO – « En documentaire, le temps est mon meilleur ami »
Avec Château Rouge, Hélène Milano a offert au Festival de Cannes 2024 l’un de ses plus beaux films. La documentariste y suit, le temps d’une année, des élèves du collège Georges-Clemenceau, dans le quartier défavorisé de la Goutte-d’Or, au nord de Paris. Hélène Milano nous explique comment, par son travail, elle tente d’approcher la jeunesse au plus près pour en disséquer, toujours avec bienveillance, toute la complexité.

JOUER AVEC LE FEU - Delphine et Muriel Coulin
Le troisième film des sœurs Coulin dissèque les dynamiques d’une famille monoparentale dans laquelle l’un des enfants glisse vers l’idéologie identitaire d’extrême droite. Magnifiquement interprété par trois acteurs au sommet, le long-métrage tape juste et très fort.

LA RIVIERE DES SENS – Ma Xue
Avec des images souvent crues, parfois poétiques, La Rivière des sens suit la redécouverte intime et sexuelle d’une femme lors du confinement lié à la pandémie mondiale.

JE SUIS TOUJOURS LÀ – Walter Salles
Sans éviter l’écueil de la mère courage, Walter Salles fait une piqûre de rappel sur les fondements de la dictature militaire au Brésil, qui trouve ses limites dans un récit trop intimiste.

RENCONTRE AVEC HALINA REIJN : « Nous intériorisons le regard masculin à tel point que nous en sommes à peine conscientes »
Avec Babygirl, la réalisatrice Halina Reijn s’approprie le genre du thriller érotique pour mieux le transformer. Accompagnée de Nicole Kidman, Harris Dickinson et Antonio Banderas, Reijn livre une fable érotique à la morale libératrice, drôle et taquine, s’imprégnant pleinement de l’air de notre époque. Rencontre.

RENCONTRE AVEC ÉLISE OTZENBERGER – « Le fantastique a le pouvoir de décupler les émotions »
Pour son deuxième long-métrage Par Amour, la réalisatrice Élise Otzenberger s’essaie au cinéma fantastique pour raconter l’histoire de Sarah (Cécile de France), une mère dont le quotidien est bouleversé par l’aveu de son jeune fils : il entend des voix quand il est dans l’eau. Elle nous raconte la genèse de ce récit aussi percutant qu’original.

PAR AMOUR – Élise Otzenberger
Pour son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice, Élise Otzenberger s’aventure dans le genre du cinéma fantastique et suit une mère dont le fils pense être en communication avec les extraterrestres. Un récit puissant sur la filiation, porté par une Cécile de France bouleversante.

LA CHAMBRE D’À CÔTÉ – Pedro Almodóvar
Pour son premier long-métrage aux États-Unis, le maître du mélodrame continue de s’interroger sur la fin de vie après Douleur et Gloire, mais étonne par son style austère et froid.

RENCONTRE AVEC RAY YEUNG — « Un coming out, ça dure toute la vie »
Difficile de retenir ses larmes devant Tout ira bien, le dernier film du réalisateur hongkongais Ray Yeung, à propos d’« une minorité dans une minorité » : les lesbiennes sexagénaires de Hong Kong, et notamment, du couple fictif d’Angie (Patra Au) et Pat (Lin-Lin Li). Lorsque l’une d’entre elles décède sans laisser de testament, l’autre risque de tout perdre…

L’AMOUR AU PRÉSENT – John Crowley
Dramédie prometteuse suivant les dynamiques amoureuses d’un couple à travers le temps, L’Amour au présent enterre son potentiel et fige sa proposition dans un traitement mélodramatique lourdaud en se reposant trop largement sur les talents et la bonhomie du duo de comédiens Florence Pugh-Andrew Garfield, impeccables dans l’exercice.

RENCONTRE AVEC ANDREA ARNOLD – « Aujourd’hui, c’est par le biais de la vidéo que les jeunes s’approprient leur vie »
En compétition cannoise, on a retrouvé la réalisatrice britannique Andrea Arnold, figure de proue du réalisme social britannique depuis Red Road (2006) et Fish Tank (2009). Cette année, elle présente Bird, chroniques d’une adolescente précaire dans le Kent natal de la réalisatrice. Rencontre.

BIRD - Andrea Arnold
Avec Bird, la cinéaste britannique Andrea Arnold continue son exploration du cinéma social et dresse un portrait lumineux d’une adolescente des quartiers défavorisés d’Angleterre.

Le top films 2024 de la rédaction, spécial réalisatrices
Pour terminer 2024 en beauté, la rédaction a préparé son traditionnel top films de l’année. Alors, même s’il a été difficile de faire un choix parmi nos coups de cœur de cette année, on vous présente le top 5 de nos films de réalisatrices préférés de cette année, estampillé Sorociné.

RENCONTRE AVEC AUDE-LÉA RAPIN – « Le plus difficile avec la science-fiction, c’est que le concept n’écrase pas les personnages »
Avec Planète B, la réalisatrice se lance dans la science-fiction politique à la française en auscultant toutes les peurs contemporaines. Elle se confie sur ses ambitions et ses inspirations, dans un genre dominé par les productions américaines.

RENCONTRE AVEC SOUHEILA YACOUB– « Je veux oser m’amuser, quitte à me tromper »
L’actrice a squatté tous les grands écrans en 2024, entre projets français (Planète B, Les Femmes au balcon) et américains (Dune). Elle nous a parlé de sa vision du jeu et son goût du risque.

MON INSÉPARABLE - Anne-Sophie Bailly
Après deux courts-métrages (En travail, La Ventrière) sur les difficultés et les beautés de l’enfantement, la réalisatrice Anne-Sophie Bailly interroge la maternité dans un premier long-métrage suivant la quête d’indépendance d’une mère et de son fils en situation de handicap mental.